Conseil National d’Evaluation de la Formation Professionnelle

Crée par l’accord national interprofessionnel du 5 octobre 2009 sur le développement de la formation tout au long de la vie professionnelle, la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnelle, le Conseil national d’évaluations de la formation professionnelle (CNEFP) a été officiellement installé le 5 mai 2011.

Ses missions :

  • De mener ou faire réaliser tous travaux d’évaluation concernant les politiques paritaires de formation professionnelle,
  • De mesurer le niveau de formation des publics concernés par les politiques de formation professionnelle, notamment la maîtrise du socle de compétences,
  • D’évaluer la satisfaction des entreprises, d’évaluer la satisfaction des différents publics bénéficiaires,
  • D’évaluer et assurer le suivi détaillé et régulier des programmes mis en œuvre dans le cadre des financements accordés par le fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels ainsi que l’adéquation entre les publics visés, les actions et le niveau des financements engagés,
  • De diligenter des audits auprès des instances paritaires de gestion de la formation professionnelle,
  • De réaliser un rapport public annuel faisant état de l’ensemble de ses travaux,
  • De contribuer aux travaux du conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie.

Le Conseil est composé de quatre personnalités qualifiées et de représentants des organisations syndicales d’employeurs et de salariés représentatives au plan national et interprofessionnel.

A l’occasion de la signature l’accord du 14 décembre 2013 relatif à la formation professionnelle, les partenaires sociaux ont redéfini le CNEFP comme l’un des groupes techniques paritaires du Comité Paritaire National pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (COPANEF), en charge de mener ou faire réaliser tous travaux d’évaluation concernant les politiques paritaires de formation professionnelle.
Dans ce cadre renouvelé, le CNEFP a notamment pour nouvelles missions de consolider chaque année les évaluations réalisées, notamment :

  • sur les programmes confiés aux OPCA et au FPSPP ;
  • sur les mesures prises pour évaluer la qualité des formations ;
  • sur les dispositifs innovants mis en place par les branches pour atteindre les objectifs de l’accord national interprofessionnel

Les travaux finalisés

Évaluation des pratiques d’ingénierie de formation en entreprise et leurs effets sur les salariés les moins qualifiés

Le CNEFP a lancé en février 2015 une évaluation des « pratiques d’ingénierie de formation en entreprise et de leurs effets sur les salariés les moins qualifiés ». L’ANI du 5 octobre 2009 ayant fixé l’objectif de « renforcer les politiques en faveur de la qualification et de la requalification des salariés dont le déficit de formation fragilise le maintien ou l’évolution dans l’emploi », le Conseil a jugé utile de mesurer les effets de cet engagement sur les pratiques de formation des entreprises à destination des premiers niveaux de qualification.

Confiée au consortium de cabinets (AMNYOS et GESTE) cette évaluation avait donc pour objet de saisir en quoi les pratiques d’ingénierie de formation en entreprise participent à la montée en compétence et en qualification des salariés les moins qualifiés. Dans ce cadre, elle visait :

  • à préciser les variables de l’analyse : qu’entend-on par : « salariés les moins qualifiés » ; « ingénierie de formation » ; « effets de la formation » ?
  • à décrire les dynamiques à l’œuvre : quelles ingénieries pour quels salariés ?
  • à analyser leur mise en œuvre et leurs effets : quels sont les effets des pratiques d’ingénierie à l’œuvre pour les salariés les moins qualifiés ? Quelles sont les stratégies gagnantes ? Quelles sont les conditions (modalités d’action internes, impulsions externes) favorables au développement d’une politique de formation des salariés les moins qualifiés ? Quelles sont les ingénieries favorables à l’efficacité de ces formations, pour les salariés concernés comme pour leurs entreprises ?

Principalement basée notamment sur un cadrage documentaire et la réalisation de 35 monographies d’entreprise, l’étude place au centre de l’analyse les effets de contexte (locaux, territoriaux, socio-économique) pour :

1. Préciser les notions de « salariés les moins qualifiés », « d’ingénierie de formation », et « d’effets de formation ». De quelle manière s’incarnent ces catégories de l’action publique dans les entreprises ?

2. Décrire et caractériser, les pratiques d’ingénierie de formation au bénéfice des salariés les moins qualifiés et identifier leurs spécificités. Quelles ingénieries pour quels salariés les moins qualifiés, dans quelles entreprises ?

3. Analyser les effets des pratiques d’ingénierie de formation à l’œuvre pour les salariés les moins qualifiés. Comment s’effectuent concrètement les montages de formation ? A quelles conditions ?

L’un des axes majeurs des politiques paritaires de formation (former en priorité les moins qualifiés) est donc largement interrogé. En décrivant les configurations socio-économiques dans lesquelles opèrent les ingénieries de formations, l’étude éclaire les enjeux qu’elles comportent pour les entreprises et montre comment ils s’incarnent dans la réalité des pratiques.

Mettant en particulier l’accent sur les ressources, internes comme externes, dont les entreprises ont besoin pour mettre au point des formations adaptées à leurs salariés peu qualifiés, elles sont de nature à éclairer les organismes paritaires dans le développement de leur offre de services à l’intention des employeurs.

Afin de permettre à tous les acteurs de s’emparer des résultats de l’étude selon leur besoin et leurs possibilités, trois supports sont proposés à la consultation :

  1. Le rapport d’évaluation des pratiques d’ingénierie de formation en entreprise et de leurs effets sur les salariés les moins qualifiés

téléchargement du support

  1. Les annexes au rapport d’évaluation

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  1. Un tome comportant les monographies est consultable sur demande
  1. La synthèse du rapport final de l’étude

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  1. Le support de présentation de l’étude à la commission évaluation du CNEFOP

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Evaluation des usages et des pratiques de la formation dans les entreprises de 10 à 49 salariés

Comment se caractérisent les usages et les pratiques de la formation dans les entreprises de 10 à 49 salariés ? Quelles en sont les modalités d’organisation et de mise en œuvre ? Comment les politiques menées par les acteurs institutionnels s’ajustent-elles par rapport à cette catégorie d’entreprise ? Dans quelle mesure les outils et les dispositifs déployés ont-ils des effets sur le développement de l’entreprise et du salarié ?

Afin de répondre à ces interrogations, et en adéquation avec les objectifs fixés par l’ANI du 5 octobre 2009 relatif au développement de la formation tout au long de la vie professionnelle, la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnels, le Conseil National de l’Evaluations de la Formation Professionnelle a initié en 2013 une évaluation sur « les usages et pratiques de la formation dans les entreprises de 10 à 49 et leurs effets sur le développement professionnel des salariés ».

Deux volets complémentaires ont composé l’analyse :

Un volet de cadrage macro-économique des usages et des pratiques de la formation dans les entreprises de 10 à 49 salariés. Le travail d’analyse statistique a été confié au CEREQ dans le cadre d’un appel d’offres.
Pour consulter :

Un volet d’enquête qualitative sur les usages et les pratiques de formation dans les entreprises de 10 à 49 salariés et leurs effets sur le développement professionnel des salariés. La réalisation du travail empirique a été confié au consortium CENTRE INFFO et INTERFACE dans le cadre d’un appel d’offres.
Pour consulter :


Les usages et impacts de la période de professionnalisation en entreprise

Comment le dispositif est-il mobilisé par les entreprises ? Quels sont les effets de la période de professionnalisation pour la carrière des salariés ? Quel diagnostic peut-on porter sur l’ingénierie de la période de professionnalisation ? Quels sont les modalités de financement du dispositif dans les entreprises ? Quel regard des acteurs sur la période de professionnalisation ? Quelle analyse de l’influence des accords de branches et  / ou priorités d’OPCA sur les choix des actions de formation ?

Guidé par ces interrogations, et en référence aux engagements pris dans l’ANI du 5 octobre 2009 relatif au développement de la formation tout au long de la vie professionnelle, la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnels le CNEFP a initié en 2012 une évaluation sur « les usages et impacts de la période de professionnalisation en entreprise ».

Confié au consortium CIRCE, groupe AMNYOS, Boumendil & Consultants et DCS, trois niveaux d’analyse ont composé l’évaluation :

  • Des investigations nationales qui ont intégré : une analyse juridique, un bilan physico- financier national et une analyse des deux appels à projet FUP & FPSPP,
  • Huit monographies de secteurs qui ont intégré : une analyse des accords de branches et décisions des OPCA, analyse physico-financière et une agrégation qualitative des monographies,
  • Quarante monographies d’entreprises comprenant : une analyse documentaire (accords d’entreprise /  PV du CE /  documents RH et des entretiens (chef d’entreprise, DRH, Service formation, salariés, IRP, conseillers OPCA, organismes de formation)

Pour consulter :

Les travaux en cours

Enquête sur les Formations et les Itinéraires des Salariés (DEFIS)

Au regard des enjeux de sécurisation des parcours professionnels sur le marché du travail, les partenaires sociaux et les pouvoirs publics ont consacré la formation comme un instrument d’accompagnement des évolutions pour les entreprises et d’accès ou d’élévation des qualifications des salariés dans le cadre de mobilité.
Dans ce contexte, le CNEFP a initié en 2014 un dispositif d’enquête visant à étudier les actions de formation suivies par les salariés et leurs effets sur les parcours professionnels en lien avec les évolutions du travail, les carrières professionnelles, et les transitions sur le marché du travail. Conçu par le CEREQ et piloté conjointement par le CEREQ et le CNEFP, DEFIS répond aux objectifs suivants :
  • Elargir le repérage de la formation professionnelle continue à la diversité des formes d’apprentissage.
  • Centrer l’analyse des effets de la formation sur l’ensemble des changements professionnels intervenus dans l’activité, au-delà de la seule mobilité ascendante
  • Rendre compte du double ancrage de la formation dans le travail et dans l’emploi.

 

Rapports d’activité

Télécharger le rapport d’activité 2015

 

Pour en savoir plus :
http://www.fpspp.org/portail/easysite/fpspp/cnefp/les-documents/cnefp-documents

 

 

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